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Activités
2/12/06 La Douix de Châtillon Premiers essais
Premiers tests de désobstruction subaquatique organisés par le CDS 21
P.Bolard / Benjamin / Jean Marc Chaput / Rémy Brunet / Henry Sanchez

Objectifs :
Forer un trou dans du calcaire en situation de plongée souterraine à l'aide d'une perceuse électrique basse tension.
Ces forages de petits et moyens diamètre de 8 à 16 sont destinés à recevoir soit du matériel d'amarrage (type spit) soit de l'explosif, éventuellement reconditionné.

Historique :
Depuis bien longtemps, l'idée de mettre au point ce matériel démangeait l'équipe désobstruction du CDS21.
Les plus anciens plongeurs de l'équipe avaient déjà essayé d'utiliser du matériel pneumatique, mais sans grande efficacité compte tenu du matériel employé à l'époque et peu adapté à ce type de travaux.
La méthode pneumatique n'est pas abandonnée pour autant et quelques pistes prometteuses restent encore à explorer.
Notre préférence allant vers l'utilisation de l'électricité en basse tension c'est avec ce matériel que nous décidons de commencer nos expériences.


Matériel utilisé :
Perceuse 24V (bosch)
2 batteries plomb 12 V
Chambre à air.
Moteur de petits compresseur
Glycol
Mèche de 8 mm
2 colliers " serflex "
Container de remplissage.
Pompe à vélo.



Méthode et principe de fonctionnement :
Toute la difficulté réside à se servir d'une perforatrice électrique sous l'eau sans la noyer !
Le glycol sera donc utilisé pour ses qualités isolantes contre l'humidité.
La préparation n'a pas été franchement compliquée, mais c'est le remplissage correct de la chambre à air sans laisser de bulles à l'intérieur qui pose le plus de difficultés.
Après avoir essayer avec succès un petit moteur dans un seau remplis de produit , les essais de remplissage de la perforatrice se sont déroulés directement sur place au bord de la vasque.
Baignant dans son "jus", la perforatrice refuse de fonctionner correctement elle tourne au ralenti. (Voir photo.02)
Après divers essais et une vidange quasi complète de la chambre à air nous voici prêt à plonger avec un outil tournant presque normalement.
Le glycol en légère surpression dans la chambre à air empêche les entrées d'eau et permet à la perceuse de tourner sans provoquer de court-circuit.



La plongée, les essais :
Comme en situation de planter manuellement un spit, on éprouve de la difficulté à se stabiliser au moment ou la mèche touche la roche, la percussion repousse violemment le plongeur.
Finalement un micro trou se forme dans la roche…
L'essai semble concluant mais insuffisant pour en tirer des conclusions.
Une nouvelle tentative au-delà de l'étroiture de -17m permet de constater que la perforatrice tourne bien malgré quelques fuites au mandrin.
Au bout de quelques dizaines de secondes le rocher n'est que très légèrement entamé…
Un peu déçu par ce manque de performances, nous mettons fin à ce test, mais la perforatrice décide elle-même de continuer à tourner !!
Le matériel est redéballé pour débrancher les fils de la batterie, seule solution pour sortir de cette situation !



Conclusion :
L'intégralité des essais envisagés ce jour là n'ont pas pu avoir lieu comme nous le souhaitions, nous envisageons donc d'améliorer le conditionnement du matériel ainsi que d'autres aspects qui seront à nouveau testés prochainement.
Une fois le matériel démonté et vérifier il s'avère que la perforatrice est intacte et marche correctement.

Ces essais sont concluants et prometteurs malgré le manque de performances manifeste.
Les épreuves d'étanchéité et de rotation ont été passées avec succès.
Il nous faut réaliser d'autres tests et optimiser notre matériel.
C'est un dossier que nous poursuivrons en 2007.

Laurent GARNIER
Coordinateur du projet
Responsable de la Co. désobstruction.

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