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30-31/10 et 1/11/2011 Porte des Etoiles - Plombières les Dijon Désobstruction
Les étoiles s'éteignent mais le soleil renaît sur la Porte Des Etoiles...
C'est le dernier week-end de l'année pendant lequel de nombreuses personnes ont participé.
Les hommes et les femmes vont et viennent, s'en vont et bien évidement reviennent, mais on constate aussi que la nouvelle génération est bien là : les jeunes et les plus anciens, aussi !! bien implantés dans ce grand projet d'ouverture du " Neuvon pour tous ".
Comme pour les premiers grands week-ends en 2004, les barnums verts ressortent de leurs caisses.


Samedi soir, nous nous sommes donnés rendez-vous au loft pour charger le matériel pour le week-end.
Lorsque nous arrivons à la ferme de la Pérouse, nous croisons les chasseurs qui rentrent de leur balade. La nature est à tous ! Chacun son tour !
Pour ce dernier week-end de l'année, nous déballons le grand jeu. Les deux barnums sont montés côte à côte. L'un servira de " salle à manger " et l'autre de " dortoir ".
Après avoir installé le matériel de surface, certains s'attablent et d'autres rentrent au chaud dans leurs " chez eux " !


De gauche à droite et de haut en bas
Le tubophone rouge, la ventilation, le rail du chariot, la dynema du chariot,
la main courante, les 2 cables 220 V, le tuyau de pompage de l'eau, une cordelette...
Dimanche matin, nous ne dénombrerons pas moins de 12 voitures. Il faut dire que le beau temps est avec nous.
Il y a déjà du monde au fond de la cavité. Pendant que les uns burinent, les autres remontent des seaux. Nous sommes loin et profond, à plus de 38 mètres de la surface.
Pour qu'un seau commence à arriver à la surface, il faut déjà que le treuil inférieur lui fasse remonter le puits de 10 mètres comme la corde est " moufflée ", ça prend le double de temps.
Ensuite, le chariot sur le rail prend le relais durant la vingtaine de mètres de la galerie à 45° avant d'arriver à la base du puits d'entrée. Puis, le treuil supérieur prend le relais durant une douzaine de mètres jusqu'à la surface.


Le treuil inférieur est désormais bien trop lent, malgré son efficacité redoutable, le refroidissement continu de son moteur et son entretien minutieux.
C'est pourquoi, nous avons démarré la fabrication d'un nouveau modèle qui, en théorie doit aller au double de sa vitesse. Les essais se dérouleront demain. En attendant, il y a une quantité impressionnante de déblais, de marnes à " eudésias " à remonter à la surface.
Le nouveau treuil en cours de réalisation


Sur le comblanchien, ces marnes sont particulièrement tendres, les recherches d'indices géologiques on été menées rapidement dans toutes les directions sur une surface d'environ 10 m2.
Une fissure est bien apparente à l'aplomb de la cheminée tant recherchée.
Ce sera l'objet de nos recherches de ce week-end.


La longue litanie des seaux continue sans repos pour les mécaniques.
Il n'y a que la pose de midi (à 14 h) qui permet de laisser refroidir les moteurs et certaines personnes, quant aux autres, cela leur permet de réchauffer leur corps et de reprendre contact avec la civilisation.
Tout au long du parcours, de 39m à la surface, il faut accompagner les gravas. Les hommes postés aux points clefs ne sont pas tous logés à la même enseigne et doivent être salués pour leur abnégation et leur courage.
Il faut bien se rendre compte que c'est grâce à eux que nous arriverons à nos fins.



En fond de cavité, il faut remplir les seaux à la main, les monter au pied du puits et les crocheter. Ce sont des places agréables car il fait chaud et nous pouvons discuter.
Le treuil-man inférieur est tout seul, debout au dessus du puits de 10 mètres. Il doit être particulièrement attentif à ce qu'il fait car la cordelette 'dyneema' du treuil ne doit jamais être détendue lorsque le chariot arrive en butée à la fin du rail, il doit tirer 20m de cordelette et ensuite il gère pour que la remontée se passe pour le mieux.
Au bas du puits supérieur, seul, le treuil-man est en courant d'air et doit s'occuper de deux commandes à la fois : le petit treuil à la descente complète, la fin de sa remontée, le décrochage et crochetage au treuil supérieur et le début de la traction du treuil supérieur.



La place la plus ingrate est certainement l'intermédiaire du puits d'entrée car l'équipier est en permanence debout désespérément seul sur une minuscule margelle, en plein courant d'air sans pouvoir bouger à simplement guider la corde, faire attention que les seaux, qui remontent, ne s'accrochent pas et aider ces derniers à redescendre au fond de la cavité.
A la surface, l'attente est longue mais il y a toujours plusieurs personnes pour faire la conversation en attendant que les déblais remontent. Il faut simplement treuiller et véhiculer les brouettes sur la plateforme à 50m de la cabane.
Il est à noter que le bruit du groupe électrogène, des ventilations et des treuils est omniprésent tout au long de la cavité sauf peut être tout au fond.
Voir la vidéo ----->


Le soir venu, lorsque certains rentrent dans leur foyer, d'autres restent manger et dormir sur place. Lorsque les troupes restantes sont encore en forme, ils retournent donc travailler jusque tard dans la nuit.
Nous les retrouverons le matin du lundi, frais et dispos, déjà au fond de la cavité à buriner, remplir et remonter des seaux.
Les personnes se relaient aux différentes places afin que les plus mal-lotis ne se sentent pas abandonnés.


Une belle photo de Guillaume
     


Nous profiterons de la pose de midi pour faire de la maintenance comme vidanger les groupes électrogènes et changer le treuil inférieur pour un nouveau modèle. Malheureusement, malgré le doublement de la vitesse de rotation c'est seulement au troisième seau plein que son alimentation grillera nous faisant perdre par la même occasion une bonne demi-heure pour refaire l'échange.
Au fond de la cavité, nous décidons de construire un mur et une plateforme avec les grosses pierres puis d'empiler derrière les seaux pleins car ceux-ci descendent désormais par deux.


Diaporama des derniers Week end
La fissure est désormais nettoyée, prête à recevoir la nouvelle équipe pleine de fougue pour préparer le travail du lendemain.
Le matin du mardi sera consacré à la même tâche que la veille c'est-à-dire : burinage, remplissage, accrochage, remontée, décrochage, raccrochage remontée, décrochage vidange, brouettage.....et ont recommence..




Conclusions de l'année 2011 et perspectives 2012

C'était une année spectaculaire par le nombre de journées passées sur le site, la profondeur atteinte et le nombre de personnes venant nous voir et travailler avec nous. L'intérêt du site grandissant de jours en jours avec l'espoir d'aboutir très vite.
Malgré tout, heureusement que nous sommes prêts du but car je ne sais pas si notre moral tiendra encore bien des années.
En ayant attaqué le comblanchien sur prêt d'un mètre, en étant à la verticale de la balise, il ne nous reste, malgré les incertitudes, pas plus de 3 mètres pour tomber dans la cheminée.


Quelques chiffres pour 2011 :
  • 48 jours de présence sur le site (51 en 2006, 48 en 2007)
  • 225 présences cumulées sur le site (234 en 2006, 258 en 2007)
  • 7,30 m de progression en profondeur (3,9 m en 2006, 4,45 m en 2007)
  • Nous sommes à 39,30 m de profondeur

    En clair nous sommes proches des records d'affluences et d'efficacités du début de notre aventure.
    Gageons que 2012 nous verra largement dépasser ces chiffres...

    Merci à tous ceux qui sont venues durant cette année.



  • Une bonne trentaine de présents durant ce WE exceptionnel:
    Simon, Antoine et Mathieu Claerbout, Maéva, Robert Rorato, Christophe Durlet et sa famille, Matthieu Bossu, Robert Fourneaux, Rémy Pataille, Béatrice Boulanger, Thomas Binsse, Clément et Alain Bressant, Jean-François Decorse, David Aupard, Thierry Daloz, Guillaume Drescher, Bastien Dupin, Cédric Kaluza, Gérard Feurtet, Joëlle Michel, Stéphanie Michel, François Brassaud, Anne Marie Feurtet, Elodie Feurtet, Mathéo Feurtet, Jean-Louis Mérelle, Laurent Garnier.

    N'hésitez pas de me prévenir si j'en oublie


    Dernière minute : L'eau passe désormais à travers le fond de la PDE.
    Nous avons calculé que plusieurs milliers de litres sont déjà passés depuis ce dernier WE de novembre.
    Rappelez vous, il y a 3 étapes : l'eau passe, l'air passe et le spéléo passe.....Nous avons donc plus que deux étapes à franchir.


    Laurent et JLouis

    cds21