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Activités
19-20-21-22/3/2009 Porte des Etoiles - Plombières les Dijon Désobstruction
Vue d'ensemble
Toutes les photos de ce compte rendu proviennent d'une maquette réalisée cet hiver. Elle permet de mieux se rendre compte de l'ensemble des travaux accomplis. Elle est à l'échelle 1/50, soit 1 m = 2 cm.

Ce premier week end commence dès le jeudi après midi par l'installation de notre campement. Montée du matériel, installation de la caravane, descente de la pompe et début du pompage par JLouis.
Plus en détails...


Vue de piaf
Un peu rouillés et désorganisés par la trêve que nous nous sommes imposés durant cet hiver long et rigoureux, nous nous retrouvons, Laurent et JLouis, tout de même heureux et plein d’entrain, avides d’en découdre et de rattraper les 3 week-ends de retard, ce qui représente environ 1,50 m de chemin non parcouru.(toujours optimiste ce Laurent ! ndlr)
Le soleil irradie le plateau battu par une bise glaciale qui nous pénètre. Juste ce qu’il faut pour ne pas lézarder en surface.
Malgré ce que Jean-Louis a pompé la veille, il reste encore une petite heure de travail pour finir de vider l’eau résiduelle. Pendant ce temps de flottement, nous passons en revue notre installation et cumulons les différentes tâches à accomplir durant cette journée de vendredi.


Comme nous avons oublié quelques fournitures, la matinée sera consacrée à un travail de fond pour continuer à avancer à l’horizontal. Un peu plus tard, avant le repas et après avoir fait le tour de DIJON pour récupérer le matériel manquant, nous nous mettons à table derrière les vitres de la caravane à travers lesquelles le soleil nous donne un peu de baume au cœur car, le peu de réponses positives que nous avons reçues, augure un week-end long, fastidieux et pénible.
Une bouteille de rosé plus tard, les batteries rechargées, nous prenons le chemin de la mine pour rénover l’installation. Nous nous attaquons, en premier, à la ventilation que nous rallongeons de 2 m. Malheureusement, la manche à air du bas a une nouvelle fois cédée (couture au niveau du coude). Il va falloir envisager une remise en état ou un changement complet sur 15 m de long pour un diamètre de 250 mm. Ce petit travail terminé, c’est l’heure d’entreprendre la maintenance sur le rail du treuil inférieur. En milieu d’après-midi, pendant que la disqueuse et le poste à souder chauffaient, nous avons le plaisir d’accueillir Anne-Ma et Ophélie. Cette dernière, pleine d’entrain, a fait avancer le travail en s’occupant de l’intendance.
Sans oublier le tracteur à Jeannot !


Fond de trou à -24,50 m
La zone terminale démontable a été mise à mal. Nous décidons de la fixer définitivement en consolidant les 3 points d’encrage. Une nouvelle rallonge de 3 m est fixée au bout pour que le verrouillage du chariot soit à moins de 3 m du fond. Par la même occasion, nous changeons l’emplacement du rideau ce qui prouve bien que les dernières séances de l’année 2008 ont été particulièrement productives.
Nous ressortons de la cavité à la nuit tombante.


Le lendemain matin, après avoir pris le temps de « siroter » un petit café et de grignoter quelques gourmandises, nous nous mettons à remonter les seaux au bas du puits, dans un premier temps, car nous ne sommes pas suffisamment nombreux pour les extraire en une seule fois. (De plus, le fait d’avoir rallonger le rail ne nous permet plus d’avoir la télécommande au niveau du verrouillage du chariot, le fil étant désormais trop court. Nous avion pourtant prévu très large lors de sa première installation) Nous nous évertuons donc à les remplir le plus possible. A la fin du nettoyage, ce son 40 seaux qui sont ainsi empilés. Le revers de cette méthode réside dans la remontée près de la surface. Lorsque le seau arrive au niveau du plan incliné près de la surface, quelques cailloux rebelles ont tendance à s’échapper de leur contenant à cause des multiples secousses.
Le haut du petit treuil et le bas du treuil de surface à -12 m.


Transport des cailloux par brouette.
Dimanche matin, comme à notre habitude, nous nous retrouvons un peu avant 9 h et décidons de nous mettre au travail immédiatement car nous n’espérons la venue que de très peu de monde. Nous avons à peine débuté notre tâche, que le défilé « inespéré » de main d’œuvre bénévole vient nous tendre la main et nous relayer à ce travail long, précis et fastidieux. Réglés comme des horloges, nous revoyons le soleil à l’heure du repas. Nos créatures nous ayant rejoints, nous prenons le temps de nous restaurer en profitant de la quiétude des lieux.
Le bruit des voitures sur le circuit de Prenois nous donne le « top » de départ. Il ne faut pas nous éterniser car, ce soir, il faut prendre le temps de tout plier.
Pendant plus de 2 h 30, c’est un va et vient incessant de bidon qui remontent plein et redescendent vide. Nous n’en voyons plus la fin. Le fond est propre, la serpillère est passée, il n’est que 17 h. Nous décidons de nous avancer pour la prochaine séance du mois d’avril. Une heure plus tard, nous sommes dehors et nous nous activons au rangement de tout le matériel et quitter le chantier au coucher du soleil.


les niveaux inscrits sur le côté
Dans l’ensemble tout a bien fonctionné, malgré le peu de personnes présentes samedi. La quantité de seaux reste très honorable pour une première séance. Nous n’avons donc pas perdu la main. Le matériel souffre toujours autant. Nous avons remarqué une surchauffe du moteur du petit treuil, et il va désormais falloir lui installer un petit ventilateur. Nous avons aussi "rajeuni", une nouvelle fois, la corde du treuil supérieur.
Toutes les réparations et réaménagements se sont admirablement comportés.
Depuis que nous avons commencé les travaux dans cette cavité, nous en parlons. Après de nombreuses études, incertitudes et déceptions, la semelle de nos chaussures s’y est frottée. Nous l’avons touché du doigt, à cet endroit elle est orangée, un peu plus tendre, parsemée de coquilles, l’épaisseur que nous avons si chèrement traversée durant l’année 2008 est lisse, compacte et blanche. La liaison des 2 couches n’est pas nette, contrairement aux précédentes. Sa texture change progressivement et ne s’attendrit pas encore comme nous l’espérions. La prochaine expédition sera décisive et nous donnera plus de précisions.
Certains diront que c’est un doux rêve, d’autres que c’est une extrapolation basée sur peu de choses, mais il est fort possible que le sommet de la cheminée, que nous cherchons assidument à rejoindre, se développe dans cette zone plus tendre. Nous attendions depuis longtemps le jour où nos pieds reposeraient sur les marnes à Digonelles. C’est désormais chose faite.
On aperçoit l'homme à l'intermédiaire


18 personnes ont participé à ce premier WE PDE de L’année 2009

Ces personnes représentent pas moins de 5 clubs spéléos de Côte d’Or. Le CAF, l’ASCEA, Les Rhinolophes, Les Chantalistes, quelques invitées et le SSDB dont nous faisons tous partis à 95%.
Ce sont succédés durant le WE
En vrac Ophélie, Anne-Marie, Patrick Maitrejean.
Robert Fourneaux.
Monique et Jean Louis Mérelle + Katia.
Florence Laurent et Clément Garnier.
Simon Chupin.
Joëlle et Jaques Michel.
Anne- Marie et Gérard Feurtet.
José Sanchez.
François Brasseaux.
Thierry Daloz.
Mathieu Clearbout.


Malgré la quantité de seaux remontées (près de 200). Le nombres de personnes présentes sur le site.( Même si samedi nous nous sommes sentis un peu oubliés en terme de personnel). Le nombre de clubs représentés démontre que la motivation et l’intérêt pour la cavité convoitée sont toujours présents.
Même si nous aurions pu faire mieux. (On peut toujours faire mieux).

Nous dirons que ce premier exercice 2009 est une pleine réussite chargé d’espoirs pour l’avenir.

Prochaine séance au mois d’avril les 17, 18 et 19.

Merci à tous pour votre présence et votre acharnement.
Laurent et Jean-Louis.
Le forage de 2004

Nous sommes actuellement à une profondeur de 24,80 m.


Laurent se lâche...


L’équipe de fond prend en main le perforateur. L’un d’eux commence et ils se relaierons pour éviter la fatigue et l’usure que représentent ce travail qui peut durer des heures. Le taillant de la mèche mord goulument cette roche dure qui nous bloque encore l’accès, tant désiré, à cette cavité mythique. Elle résiste quelques instants en faisant riper la mèche à plusieurs reprises, puis c’est le début d’un fastidieux labeur d’un quart d’heure dans le meilleur des cas. Nous ne voyons déjà plus le taillant qui est noyé sous le cône de cuting, encore quelques centimètres et c’est la relève. Un autre homme prend l’engin entre ses mains, pressé d’en découdre, solidement cramponné à cette mécanique dépourvue de sentiment. Il sait que le moindre instant d’inattention peut lui coûter une main meurtrie, foulée voire cassée.


Soudain, à 1/3 de la longueur de la mèche, le bruit clair, qui pénètre nos casques anti-bruit, change du tout au tout et devient nettement plus sourd. Nous nous regardons, interloqués, ne sachant que penser ! La machine n’est pas endommagée car elle tourne toujours aussi bien. Quelques instants après, nous voyons ressortir une pâte humide qui gicle le bas de nos jambes. Les paquets de poudre de roche humide éclatent et teintent de blanc nos combinaisons. Le foreur, toujours aussi avide d’en découdre, n’interrompt pas son activité malgré l’expression interrogative et amusée marquant son visage.
Quelques petits centimètres plus bas, le bruit change une nouvelle fois, pour devenir plus guttural. Il n’y a plus aucun doute. Nous sommes tombés sur quelque chose de peu commun...


L’instant d’après, un nouvel événement se produit. Plus rien ne sort du trou. Habituellement, lorsque nous rencontrons de l’eau, en cours de forage, nous mouillons copieusement et en permanence pour lubrifier et ainsi faciliter la remontée des résidus de coupe. Mais cette fois ci, sous les yeux ébahis du foreur, lorsqu’il fait remonter la mèche pour comprendre le phénomène,, elle est restée propre. Nous ne savons que penser !! Sommes-nous sur le point d’accrocher notre rêve ??? A tout instant, nous espérons voir cette mèche s’enfoncer d’un seul coup dans une fissure, dans LA fissure...
Toujours cramponné aux poignées de l’engin, l’homme au visage marqué par l’effort et l’étonnement, s’arque boute de plus bel pour terminer ce trou plein de promesses. Il ne ressort toujours rien le long de la rampe métallique malgré la vitesse de rotation. Visiblement, il se passe quelque chose de peu commun, nous n’avons encore jamais rencontré ce phénomène.


La mèche s’enfonce toujours pendant que les esprits voyagent sous la mèche à travers la roche, par les fissures en empruntant le ruissellement jusqu’à descendre le long de la cheminée pour prendre pieds au beau milieu du talus central. Par quoi allons-nous commencer ? A droite ou à gauche, monter ou descendre, chercher les courants d’air, protéger la cavité et ses trésors de beauté, faire une campagne de nettoyage ?, de la topographie ??, de l’exploration ???, du balisage ????, de l’escalade ?????...... Tiens, un exercice secours serait le bienvenu ! Un camp d’une semaine ??????
La Galerie du Rail...


Le perforateur s’arrête et nous réveille quelque peu. La mèche est entièrement enfoncée dans le sol et le mandrin touche ce dernier. En remontant le tout, nous constatons que la mèche est très propre, comme lavée. Un rapide coup d’œil dans le trou nous permet de voir un mince filet d’eau traversant de part en part le cylindre de roche. Tous nos rêves s’envolent !!!
Ah ! que l’imagination est fertile lorsque nous regardons travailler un camarade !!!
Le travail et la réalité reprennent le pas sur le rêve.

Laurent

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