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Activités
22-23-24/8/2008 La PDE - Plombières lès Dijon Désobstruction
mmmeeeuuuhhhh !
C’est un peu devenu une routine ce rendez-vous PDE à trois le vendredi.
Nous démarrons la séance vachement de bonne heure car Jean-Louis est déjà passé la veille pour installer le matériel, aidé par nos nouvelles et encombrantes recrues qui resteront tout le WE.


Robert est pressé d’aller pomper l’eau qui encombre désespérément le fond, car il doit nous quitter à 13 H pour une randonnée sur Paris.
Un petit souci de démarrage du groupe à gaz nous retarde un peu. Il fonctionnera tout de même bien toute la journée mais pas le reste du WE. Nous devrons donc lui faire un bilan complet avant le prochain exercice de septembre.
Avec acharnement, nous continuons donc à nous enfoncer dans cette roche qui devient tendre par moment mais encore suffisamment dure pour nous dire que les marnes tant désirées ne sont pas tout de suite à notre portée.
Après avoir bataillé dur et affiné une fois de plus notre technique, nous nous attaquons (après les pluies d’orage, et une sieste bien méritée) au remplissage et au stockage des seaux à la base du puit.
Le treuil sur rail peine beaucoup quand la charge est lourde car la pente de départ est trop élevée. Nous tâcherons de remédier au problème dans le courant du WE. Faute de munitions, (environ 50 seaux) nous déclarons forfait et regagnons nos étables aux alentours de 20h30.


Non, c'est pas par là !
Samedi matin Nous remontons ce que nous avions entassé la veille au bas du puits. Ensuite dès que les premiers seaux vides sont descendus, nous terminons le nettoyage du fond avant de remonter à la surface nous restaurer et bien entendu boire notre lait/fraise.


En début d’après midi, le troupeau retourne à la mine. Bien entendu, nous nous relayons au burineur tantôt tendre, tantôt dur, la roche nous résiste mais nous entasserons tout de même approximativement la même quantité de pierraille à remonter que la veille. (« Touche pas à mon burineur ! » dit Simon l'autre.) Il est à noter que ce jour, lorsque nous touchons le fond de la cavité avec la pointe du burineur, la roche devient par endroit extrêmement dure. Le soir venu, nous quittons ces lieux encore humide pour rejoindre la douce chaleur accueillante de notre locale spéléologique de la Toison d'Or pour y faire le traditionnelle barbecue en compagnie de nos familles respectives.
Cette agréable soirée musicale « éducative pour certains jeunes », animée par Joëlle se terminera particulièrement tôt le matin.


Claude fait une petite sieste avec le burineur, pour pas se le faire piquer !
Dimanche matin
Difficile de sortir du foin et c’est avec du retard à l’allumage (comme le groupe à gaz qui refuse de nous accompagner plus loin) que nous nous retrouvons au fond pour une nouvelle séance de remplissage de seaux. La pompe est de nouveau en route car l’eau arrive toujours et recouvre le tas de gravas. On dirait qu’au fur et à mesure que nous descendons, l’eau s’évacue moins bien. Et que la zone étanche approche.
Les divers outils manuels, nous permettant d’être efficaces, ne nous lâchent pas. Après le grand nettoyage, nous prenons le temps de nous restaurer à l’ombre, sur la terrasse grandissante à chacune de nos présences, avec la compagnie, envahissante, des vaches à Jeannot
Après avoir travaillé d’arrache pied, laissant leur place à des troupes plus vaillantes, les gros bras prennent un repos bien mérité. (« Touche pas à mon perfo! » dit, Simon l'autre.)


Malmené par les tâches répétitives et la charge excessive des seaux, nous décidons, de reprendre les dernières portions de rail pentues du rail pour soulager le petit treuil.
Dans la foulée, nous nous occupons de solidifier la manche à air qui, elle aussi, souffre terriblement. L’atelier couture sera aussi de rigueur.
Cette dernière souffle encore bien mais plus aussi efficacement qu’à ses débuts. Nous évaluerons et réglerons une fois de plus ce nouveau problème la prochaine fois.
Il est aussi à noter que sur trois groupes habituellement utilisés, deux sont actuellement en panne. En rechange, nous pouvons disposer de celui de Claude et nous somment actuellement sur le point de rénover celui que François se propose de mettre à notre disposition.
Ouverture de l'atelier couture à la PDE


Conclusion :
Notre façon de travailler est de plus en plus efficace. L'expérience accumulée autour de la PDE nous servira dans le futur pour d'autres désobstructions.
Par rapport aux exercices précédents, nous avons approfondi la cavité de plus de 50cm, remonté environ 120 seaux et laissé sur place quelques 50 seaux à remplir.
Au niveau géologique, nous sommes toujours au dessus des marnes car l’eau ne s’évacue pas très bien et nous touchons un socle plus dur. *
La rénovation et l’entretien permanent de notre matériel nous permet d’être toujours plus performant.
Seule la réduction du nombre de bras durant l’été nous a rendu la tâche plus ardue que de coutume.

Laurent

Nous sommes actuellement à une profondeur d'environ 24 m (non mesurée). Nous sommes à 45 cm des Digonnelles (Estimation)


Dernière minute !
Un peu de géologie...

*
Comme nous le disions réçemment, nous devions arriver dans les marnes à digonelles aux environs de 24 m de profondeur.
A la vue des mesures faites et refaites dans les différentes carrières alentours, il semblerait que nous sommes déjà dedans depuis environ 60cm. Pourquoi nous nous en sommes pas aperçu ? En faites nous nous attendions à rencontrer une roche très tendre, mais en faites c'est une roche plutôt encore assez dur que nous avons trouvé.
Ce qui nous a fait "tiquer", c'est que la roche que nous traversons en ce moment est riche en fossile, avec entre autres des digonelles (Eh oui !)et comporte quelques joints marneux, et que maintenant nous commençons à retrouver à nouveau de la roche plus dur qui serait , selon toute vraisemblance, le plafond du grenu supérieur. L'erreur n'est certes pas très importante, 60 cm sur 24 m de creusé...

Un des objets du prochain gros WE, sera donc de préciser cette position et d'adopter ensuite la marche à suivre.
Pour cela nous allons tenter de décaper largement cette couche de transistion pour bien mettre en évidence ce point.

Ah, que c'est passionnant !...Non, pas vous ?...moi si, je trouve.

JLouis

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